Le Prix des Rencontres à Lire

 

Réuni autour de Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014 qui le présidera, le jury 2018 est composé de :

 

  • Mariette Navarro, écrivain, directrice de collection chez Cheyne
  • François Garcia, écrivain, lauréat 2016 du Prix des Rencontres à Lire
  • Corinne Crabos, ancienne libraire et animatrice du jardin de sculpture La Petite Escalère, partenaire des Rencontres à Lire
  • Corinne Sonnier, directrice de la Médiathèque des Landes
  • Olivier du Payrat, directeur des Monuments historiques de Gironde
  • Patrick Volpilhac, président de l'association Lettres du Monde, Bordeaux
  • Elisabeth Meller-Liron, directrice Livre DRAC Nouvelle Aquitaine
  • Emmanuelle Schmitt, directrice Agence ECLA Nouvelle Aquitaine
  • Manon Merle, directrice de la Bibliothèque de Dax
  • Isabelle Rabaud Favreau, enseignante, élue de Dax
  • Serge Airoldi, écrivain, directeur artistique des Rencontres à Lire
  • Librairie Campus de Dax

 

Le jury se réunira en début d'année et désignera le lauréat 2018 qui participera aux Rencontres à Lire en avril.

 


Les sept livres et leur auteur en lice sont les suivants :

 

livres en lice pour prix des ral 2017

1. Franck Magloire, Destination (Le Soupirail)

Seize tableaux qui défilent et s’enchâssent comme des tranches de mémoire. Un récit romanesque des quarante dernières années, marquées par la disparition du monde ouvrier, les tumultes politiques et l’avènement de la société de consommation.
Des ciels d’orage. Miloud le grand-père algérien et la pudeur de ses origines, le doux murmure des histoires de la grand-mère en patois, Maria et sa générosité dans les barres d’HLM, Coco, Jojo, la Fouine et les autres, piliers de comptoir aux regards désabusés, les traits creusés des métallurgistes, et la jeune génération inquiète, éprise de liberté et rêvant l’avenir.
Pour tout bagage, l’enfance et l’imaginaire, la douceur d’une promenade avec Claude Simon, et la langue comme terreau inépuisable. Renaître.

www.editionslesoupirail.com

 


2. Antoine Billot, L’année prochaine à New York (Arléa)

À travers l’histoire des familles Greenstein, Solemovitz et Zimmerman (dont l’un des descendants sera le futur Prix Nobel de littérature, Bob Dylan), des pogroms ukrainiens qui les ont convaincues d’émigrer à leur installation en 1905 dans le Mesabi Range, de la découverte des grands lacs du nord à celle du poussiéreux Oklahoma durant le Dust Bowl, des récits de pionniers ou de hoboes à ceux des Sammys de Minneapolis, on considère le vaste panorama littéraire, cinématographique et musical de cette Amérique plurielle où, dans le déracinement comme dans l’oppression, le chômage ou l’errance, fusionnaient autrefois toutes les voix du monde.

www.arlea.fr

 


3. Olivier Kemeid, Tangvald (Gaïa)

Sa rencontre avec Tangvald père et fils fut un moment charnière dans l'existence d'Olivier Kemeid : il porte cette histoire depuis plus de 20 ans.
Tangvald est son premier roman.

www.gaia-editions.com

 


4. James Noël, Belle merveille (Zulma)

12 janvier 2010, jour fatidique du séisme ravageur. Un survivant ténu – autoproclamé Bernard – rencontre Amore, Napolitaine œuvrant comme bénévole dans une ONG. Le coup de foudre sonne comme un regain. Pour sortir du grand chaos de la ville soliloque et disloquée, et aider Bernard à se délivrer de son effondrement, Amore, belle tigresse de Frangipane, lui propose un voyage à Rome. À bord d’Ici-Bas Airlines, Bernard décolle, les yeux fermés. Une étrange mappemonde, entre autres belles merveilles – comme on dit l’extraordinaire dans le parler en Haïti –, se dessine dans la pensée de celui qui rêve de retourner au pays en héros…
Belle merveille est un roman flash. Qui nous dit, avec un humour et une causticité débridés, l’amour, le sexe salutaire, la confusion, la folie, et puis l’absurdité de l’aide internationale quand elle tire à elle la couverture des désastres. Écrit dans une langue syncopée, magnifiquement inventive, Belle merveille est un premier roman qui porte si bien son nom.

www.zulma.fr

 


5. Pierre Ducrozet, L’invention des corps, Actes Sud

Dès les premières pages, L’invention des corps s’élance dans le sillage d’Álvaro, jeune prof mexicain, surdoué de l’informatique, en cavale après les tragiques événements d’Iguala, la nuit du 26 septembre 2014 où quarante-trois étudiants disparurent, enlevés et assassinés par la police. Rescapé du massacre, Álvaro file vers la frontière américaine, il n’est plus qu’élan, instinct de survie. Aussi indomptable que blessé, il se jette entre les griffes d’un magnat du Net, apprenti sorcier de la Silicon Valley, mécène et apôtre du transhumanisme, qui vient de recruter une brillante biologiste française. En mettant sa vie en jeu, Álvaro s’approche vertigineusement de l’amour, tout près de trouver la force et le désir d’être lui-même.

www.actes-sud.fr

 


6. Jérôme Lafargue, Un souffle sauvage, Les éditions du Sonneur

Voici l’histoire d’un jeune homme et d’une forêt. Ou bien, voici l’histoire d’un jeune homme et de son père. À moins que ce ne soit l’histoire d’un jeune homme avec lui-même, avec des envies de se libérer, des désirs de s’inventer.

www.editionsdusonneur.com

 


7. Victor Pouchet, Pourquoi les oiseaux meurent, Finitude

Il est tombé des oiseaux en Haute-Normandie.
Il a plu des oiseaux et manifestement tout le monde s’en fiche. À peine quelques entrefilets dans la presse locale. Seul un jeune Parisien, histoire d’échapper à sa thèse, se passionne pour le phénomène. D’autant que c’est arrivé dans le village où il a grandi.
Il fouille, il cherche, il enquête. Les pistes se multiplient, toutes plus inattendues et extravagantes les unes que les autres. Il descend la Seine à bord d’un bateau de croisière, tombe amoureux, se découvre des alliés, des ennemis, s’invente une famille et tente de mettre un peu d’ordre dans ses notes et dans sa vie.

www.finitude.fr